Corticoides

1- Corticoïdes inhalés : jamais seuls et pas systématiquement

Comme pour les bronchodilatateurs, il existe de nombreux types et de nombreuses formes. Afin d’éviter d’avoir trop de médicaments à prendre, il existe des formes combinées associant les deux médicaments (bronchodilatateur 1 corticoïde inhalé) dans un seul inhalateur. C’est plus pratique, et ce sont les seules formes d’administration des corticoïdes autorisées dans la BPCO.

Aux stades plus évolués de la maladie (sévère et très sévère : stades III et IV), si les symptômes persistent et qu’il existe de fréquentes périodes d’aggravation (exacerbations) malgré la prise régulière de bronchodilatateurs (et seulement si toutes ces conditions sont réunies), on ajoute un autre traitement, de la cortisone par voie inhalée, ou corticoïde inhalé. Ces médicaments sont anti-inflammatoires. Dans la BPCO, ils ne sont jamais prescrits seuls, ils s’associent toujours avec un traitement bronchodilatateur dit de longue durée d’action. Contrairement aux corticoïdes qui se prennent en comprimés, les corticoïdes inhalés ont très peu d’effets secondaires et de retentissement sur l’organisme, car les doses utilisées sont beaucoup moins importantes et leur passage dans le sang (au niveau des alvéoles pulmonaires et du tube digestif) est très faible. Il ne faut donc pas avoir peur de les utiliser, s’ils sont prescrits.

2- Cortisone en comprimés : parfois efficace, mais sous surveillance pendant une période courte

Dans certains cas d’exacerbations, et notamment en période d’exacerbation, la cortisone en comprimés est donnée sur une courte période (5 à 7 jours en général), le temps de passer le cap ­difficile. C’est parfois efficace, mais prendre ce traitement trop longtemps ou trop souvent suppose une surveillance médicale des os (risque d’ostéoporose), de la tension (risque d’hypertension), des yeux (risque de glaucome ou de cataracte), de la glycémie (risque de diabète induit ou aggravé), de la nutrition (régime sans sel…), etc.