Bronchodilatateurs

Les principaux médicaments pour agir sur les symptômes de la BPCO s’appellent bronchodilatateurs. Leur but est d’ouvrir les bronches pour favoriser le passage de l’air dans les voies aériennes (diminution du rétrécissement, de l’obstruction). Ils ont pour objectif de limiter l’essoufflement, d’améliorer la tolérance à l’exercice et de diminuer le nombre d’exacerbations, ce qui améliore la qualité de vie.

Il existe deux types de bronchodilatateurs appelés les bêta 2-mimétiques et les anticholinergiques. Ces traitements sont utilisés dès le stade de BPCO modérée (stade II). Selon les produits, la vitesse d’effet varie (de quelques minutes à une heure), de même que sa durée (de quelques heures à 24 heures). Selon ces propriétés, certains sont utilisés au coup par coup en fonction des symptômes ou en cas de crise ; d’autres sont à prendre de manière régulière tous les jours (on parle souvent de traitement de fond).

Votre médecin et votre pharmacien (votre kinésithérapeute aussi, le cas échéant, ou une infirmière) doivent vous expliquer très précisément quand et comment prendre ces médicaments, ce qui n’est pas toujours facile. Leur prise se fait par inhalation, utilisant de petits dispositifs portables ou (dans des cas particuliers) la nébulisation (aérosol). Il existe de nombreux dispositifs (à gaz : les sprays, ou à poudre, dans ce cas en dispositif multidoses ou à dose unique – capsule – rechargeable) avec des techniques de prises différentes :

  • il faut vider ses poumons (sans trop forcer), puis inspirer le plus profondément possible, et retenir sa respiration quelques secondes après l’inspiration ;
  • l’inhalation doit être plutôt rapide avec les dispositifs à poudre, et plutôt lente avec les sprays ; avec ces derniers, le plus difficile est de bien coordonner le déclenchement de la bouffée (pression du doigt) et le début de l’inspiration ; une chambre d’inhalation (réservoir intercalé entre le dispositif et la bouche) peut alors être utilisée ;
  • avec les dispositifs à poudre, il faut bien armer ou charger le dispositif avant l’utilisation ;
  • se rincer la bouche après utilisation lorsque le dispositif contient un corticoïde (voir l’explication ci-dessous).

Pour tous ces dispositifs, la boîte contient une notice explicative. Mais rien ne vaut les explications des soignants (médecin, pharmacien, kinésithérapeute…). Il faut que vous leur demandiez de vérifier que vous utilisez bien votre traitement : lors des consultations, emportez-le toujours pour pouvoir faire une démonstration (ce n’est pas une dose de plus qui peut poser problème).

En cas de difficultés d’utilisation, il ne faut pas hésiter à en faire part à votre médecin qui vous expliquera comment y remédier ou vous prescrira un autre dispositif. Sachez qu’un traitement inhalé bien utilisé est efficace et bien toléré (les effets secondaires sont alors très rares), tandis que la mauvaise utilisation des dispositifs d’inhalation s’accompagne d’une perte d’efficacité et d’une augmentation du risque d’effets secondaires qui, même s’ils sont le plus souvent mineurs, peuvent quand même être un peu gênants.